Vietnam

Confrontés à un dilemme courant dans les pays autoritaires, les dirigeants vietnamiens sont tiraillés entre la volonté d’un développement économique favorisé par les nouvelles technologies[1] et la peur de l’instabilité politique que ces dernières peuvent engendrer.

Internet au Vietnam

  • Population : 91 500 000
  • Nombre d’utilisateurs d’internet : 31 000 000
  • Taux de pénétration d’internet : 33,9%
  • Journalistes emprisonnés : 2
  • Net-citoyens emprisonnés : 31

Sources : [2]

État du réseau

Connecté depuis la fin des années 90, le pays s’est doté d’infrastructures et d’institutions au milieu des années 2000. La création du Comité national de pilotage pour les nouvelles technologies d’information et de communication (TIC) et le lancement du Plan national pour le développement des TIC[3] en 2005 ont favorisé le développement d’Internet dans le pays. Cette expansion du réseau coïncide avec l’éclosion des blogs et des cyber-cafés et l'apparition d’outils de surveillance et de contrôle du Net.

Aujourd’hui, le Parti communiste vietnamien (PCV) affiche ses ambitions sur le terrain des télécommunications, un marché très dynamique au Vietnam[4]. Les internautes sont de plus en plus nombreux : un habitant sur sur trois est connecté. À Hanoi et Hô-Chi-Minh-Ville, 95% des 15-22 ans ont accès Internet[5]. La jeunesse de la population vietnamienne et l’urbanisation à venir du pays laissent présager d’une explosion du nombre d’internautes dans les prochaines années.

Médiocre qualité et vitesse du réseau Internet

Malgré tous ces facteurs, le réseau Internet vietnamien “ne décolle pas”. Sa qualité et sa vitesse sont en dessous de celles des autres pays d’Asie. Selon le rapport Akamai 2012 sur le réseau Internet mondial, le Vietnam dispose d’une vitesse de connexion de 1,25 Mbps au troisième trimestre 2012, qui le place derrière la Thaïlande ou la Malaisie[6] et bien en dessous de la moyenne internationale de 2,3 Mbps. La vitesse de connexion a même baissé depuis le début de l’année 2012. La raison est simple : le Parti limite volontairement la vitesse du réseau, par l’intermédiaire des fournisseurs d’accès à internet (FAI) qu’il contrôle.

Des fournisseurs d’accès à Internet aux mains du Parti

La plupart des seize fournisseurs d’accès est contrôlée directement ou indirectement par le Parti communiste[7]. Le leader, Viet Nam Posts and Telecommunications (VNPT), qui représente 74% du marché, appartient à l’État, tout comme VietTel (propriété de l’armée populaire vietnamienne). FPT Telecom est une entreprise privée mais doit rendre des comptes au Parti et est dépendante de la bande passante octroyée par les leaders du marché.

Il existe une distinction entre fournisseurs d’accès qui permettent aux particuliers et aux entreprises d’accéder à Internet et les Points d’échange Internet (IXP), qui octroient de la bande passante aux FAI. Selon le droit vietnamien, si les premiers peuvent être des sociétés de droit privé, les seconds sont obligatoirement des entreprises d’État[8]. Ce système permet aux autorités de décider des contenus accessibles, par le biais d’entreprises qu’elles possèdent ou à travers les Points d’échange Internet.

Dispositif de surveillance

Les fournisseurs d’accès à Internet sont les premiers outils de contrôle et de surveillance. Ils bloquent l’accès aux sites jugés non conformes par le Régime. Ils utilisent la technique de blocage DNS (Domain Name Server) qui permet de supprimer l’accès à un site en fonction du nom de domaine utilisé. Le blocage DNS permet de bloquer l’ensemble d’un site mais pas une page en particulier. Chaque fournisseur à la liberté de supprimer des contenus sans avoir à se concerter avec les autres acteurs du marché. À titre d’exemple, Facebook est censuré par VNPT alors que les deux autres fournisseurs principaux en autorisent l’accès. Le centre de recherche OpenNet Initiative a établi en 2012 un panorama des sites censurés au Vietnam. Parmi les contenus bloqués, on trouve des sites de journaux et des blogs (vietnamiens et étrangers), des contenus d’opposition politique, de droits de l’homme etc.

Certains blogueurs utilisent des logiciels de contournement (proxy, VPN, Tor) pour mettre en échec ce blocage. Ces outils ne sont pas toujours fiables. Les autorités ont la capacité de bloquer les ports destinés au transport de données chiffrées et de rendre inutilisable ces solutions. Les blogueurs surveillés par le régime subissent fréquemment des attaques Man-in-the-Middle dont le but est d’intercepter les données envoyées lors de l’accès à des sites web sécurisés (https). Ce type d’attaque ne peut être effectué que par les administrateurs du réseau vietnamien, à savoir les fournisseurs d’accès Internet. Il n’est pas rare que les mots de passes soient piratés et que les connexions soient ralenties les jours d’arrestation ou de procès de dissidents.

Abonnement et données personnelles sous contrôle

Pour souscrire un abonnement à une ligne fixe (téléphone et internet), il faut fournir quantité de documents contenant les données personnelles des citoyens : nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, fonction, employeur et justificatif de domicile. Au Vietnam, le seul justificatif de domicile qui soit reconnu est le hộ khẩu, document délivré par la police qui permet le contrôle de la population. Sans hộ khẩu, il n’est pas possible de louer un logement, de trouver un travail officiel, passer le permis ou s’abonner à internet. Trois pays dans le monde utilisent ce genre de document : la Chine, la Corée du Nord et le Vietnam.

La téléphonie mobile sous surveillance

Les principaux fournisseurs d’accès à internet sont également fournisseurs de téléphonie, fixe ou mobile. Les recettes approximatives du marché de la téléphonie mobile étaient évaluées en 2012 à 500 millions[9]. Le Vietnam recense 119 millions d’abonnés pour 91 millions d’habitants ![10] Trois grands opérateurs mobiles[11], dont VietTel se partagent 90% de cet immense marché. Tous sont contrôlés par l’État.

Selon un rapport de Freedom House daté de juillet 2012, 91% des personnes interrogées accèdent à Internet via leur terminal mobile. Le surf Internet sur mobile est peu sécurisé et peut être facilement surveillé. Surtout lorsque l’État possède les opérateurs. D’après ce rapport, l’État écoute les conversations et retrace les appels de citoyens sur liste noire, souvent considérés comme “activistes” ou “réactionnaires”. L’accès au téléphone ou à internet de certains d’entre eux a été coupé[12].

Un arsenal juridique liberticide

La loi sur la presse[13] de 1989 est claire sur le rôle que doit jouer la presse au Vietnam. “La presse dans la République socialiste du Vietnam englobe tous les médias indispensables à la vie sociale, elle constitue la voix du Parti, des organisations publiques et sociales ainsi qu’une plate-forme pour l'expression de la volonté du peuple.” Cette législation conditionne les domaines de la presse traditionnelle et les publications sur Internet. Ainsi, la liberté de la presse, la liberté d’expression et le droit à l’information ont été consacrés dans l’article 69 de la Constitution vietnamienne de 1992. Dans les faits, ces libertés passent à la trappe dès qu’elles contreviennent à la ligne définie par le parti communiste.

Dans la droite ligne de la loi de 1989, le décret 55/2001/ND-CP d’aout 2001 pose les bases d’un Internet surveillé par le Parti. L’article 6 précise que les informations publiées sur Internet doivent être conformes à la loi sur la presse ; l’article 8 de ce décret énonce clairement que “le contrôle des informations sur Internet doit être effectué par les agences d’État compétentes” ; l’article 11 interdit l’utilisation d’internet pour s’opposer à la république socialiste du Vietnam. Ce décret indique également que les points d’échanges d’internet (voir plus haut) ne peuvent être détenus que par l’État (article 13). En 2003, un nouveau décret (92/2003/QD-BBCVT) interdit “l’envoi ou la réception de matériel anti-gouvernemental”. Ce décret oblige également les propriétaires de sites à s’enregistrer auprès du Vietnam internet network information center, lié au ministère de l’Information et de la Communication. Depuis juin 2006 (décret 56/2006/ND-CP), les journalistes et blogueurs sont tenus de respecter la ligne révolutionnaire sous peine de se voir accuser de “disséminer une idéologie réactionnaire” ou de “propagande contre la République socialiste du Vietnam”, un délit passible de 3 à 20 ans de prison et d’une amende de 2 000 dollars.

Les cyber-cafés, très populaires au Vietnam, font l’objet d’une réglementation stricte. Une décision du Comité du peuple d’Hanoï de 2010[14] oblige leurs propriétaires à installer du matériel de surveillance fourni par le gouvernement permettant de tracer les activités sur internet et de bloquer l’accès à certains sites. Les internautes doivent fournir leur carte d’identité et les cyber cafés ont l’obligation de conserver ces données en cas de contrôle par les autorités. Selon nos sources, les gérants de cyber-cafés ferment souvent les yeux sur ces obligations pour des raisons économiques. Les clients changent en effet d’établissement lorsqu’il leur est demandé leur carte d’identité. Les cyber-cafés sont cependant tenus de garder tous les historiques de navigation.

En avril 2012, Reporters sans frontières a dénoncé le dangereux projet de décret “sur le management, la provision et l’utilisation de services internet et de contenus d’information en ligne”. Censé remplacer un décret de 2008 (lui même amendement du décret de 2001), ce projet a pour ambition

  1. de supprimer l’expression anonyme sur Internet. Il sera désormais “strictement interdit” aux net-citoyens d’utiliser des données fictives ou de masquer leurs données.
  2. d’interdire les faux noms sur les réseaux sociaux
  3. de demander aux administrateurs de sites de dénoncer les activités illégales aux autorités.
  4. d’obliger les blogueurs à signer sous leurs vrais noms (ces derniers se servent souvent de noms d’emprunt pour tenter d’échapper à la surveillance)
  5. de demander aux entreprises étrangères de localiser leurs centres de données au Vietnam (et donc d’autoriser le Parti à y accéder).
  6. d’obliger les entreprises étrangères à fournir les informations personnelles de leurs utilisateurs (nom, prénom adresse) et de coopérer avec les agences gouvernementales[15].

Un contrôle au cœur des institutions

Les décisions relatives à la surveillance d’Internet émanent principalement des ministères de l’Information (MIC) et des communications et de la Sécurité publique (MSP).

Ministère de l’Information et de la Communication

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Source : White Book 2011 Viet Nam Information and Communication Technology

Le MIC dirige les principaux fournisseurs d’accès à internet, le Vietnam Internet Network Information Center, et publie la plupart des décrets relatifs à Internet. Ce ministère travaille de pair avec le Comité national de pilotage pour les nouvelles technologies d’information et de communication, présidé directement par le Premier ministre[16].

Ministère de la Sécurité publique

Ce ministère gère davantage la législation et les sanctions à l’encontre des publications jugées réactionnaires que les problématiques “techniques” liées à la surveillance du réseau. Toutefois, il dirige la cyber-police Công An Mạng (CAM), fondée initialement pour lutter contre la cyber-criminalité, comme les fraudes de cartes de crédit, hacking etc. Mais cette police dispose aussi de toute latitude pour faire fermer les sites ou blogs gênants et en arrêter les auteurs. Le Lieutenant Colonel Đinh Hữu Tân, chef du Bureau de la “Sécurité politique interne” à Hanoï estime que le rôle de cette police est de “surveiller les contenus Internet de toute forme, toutes les publications, incluant les articles de presse, les blogs ou les commentaires.”[17]

Si la surveillance d’Internet est officielle, les effectifs, moyens et méthodes de cette cyber-police restent volontairement inconnus.

Cyber armée

Malgré les lois et les institutions relatives à la surveillance et la censure du net, et la forte répression exercée à l’encontre des acteurs de l’information, la Toile vietnamienne fait preuve d’une vitalité rare. Les blogs politiques et sociaux et les commentaires contestaires y fleurissent. Pour les contenir, les autorités font appel à des cyber-soldats, dévoués à la cause et entendant lutter contre “les propos anti-patriotiques et réactionnaires”. La cyber armée n’est pas officiellement un organe gouvernemental, même si les autorités de Ho Chi Minh-Ville ont fait état de «pigistes de l'opinion sociale»[18]. “Red guards” ou “cyber-espions”, la population ne connaît pas leur identité mais on estime qu’ils sont plus de quatre-vingt mille dans tout le pays. Sur le modèle chinois, cette milice conduit la propagande du régime et dénonce les activistes, blogueurs et net-citoyens aux autorités. Un millier[19] de cyber-policiers officiellement adoubés par le gouvernement ont pour but d’infiltrer les terrains privilégiés des acteurs de l’information : réseaux sociaux et blogs[20].

Principales violations de la liberté d’information

Phénomène provoquant autant d’intérêt pour les internautes que de craintes pour le régime, le blog est la première cible des autorités. Huynh Ngoc Chenh (lauréat du Prix du net-citoyen 2013) résume ainsi la situation : “Toutes les communications sont contrôlées par l’État. Les opinions opposées à l’État ne sont pas rendues publiques. La liberté d’expression est presque inexistante au Vietnam. Donc beaucoup de gens se servent de blogs pour diffuser leurs propres opinions. Mais ces blogs sont fermés par le gouvernement. Et de nombreux blogueurs sont arrêtés. ils ont été harcelés, ainsi que leurs familles. Ils ont reçu des menaces et subi des pressions du gouvernement”. Le blog représente certes un formidable espace d’expression, mais également une exposition aux lourdes sanctions.

En septembre 2012, le décret 7169/VPCP-NC a ciblé directement trois des blogs les plus influents au Vietnam[21] : Danlambao, Quanlambao et Biendong. Leurs auteurs, qui écrivent tous sous pseudonymes, risquent de lourdes peines de prison si le Parti découvre leur véritable identité. L’anonymat est très répandu dans la blogosphère vietnamienne. Le Parti ne se décourage pas pour autant et utilise les outils de surveillance à sa disposition pour découvrir l’identité de certains blogueurs. Ceux-ci risquent de lourdes sanctions si leur identité est découverte.

Ce fut le cas de Le Nguyen Sang et Huynh Nguyen Dao en 2006. Alors qu’ils signaient tous deux leurs articles sous pseudonymes (Nguyen Hai Son ou Nguyen Hoang Long), ils ont été identifiés par la cyber-police et condamnés respectivement à quatre et deux ans et demi de prison. Tran Huynh Duy Thuc en 2009 et Lu Van Bay en 2011 ont également été arrêtés alors qu’ils signaient leurs articles sous de faux noms. Le premier purge actuellement une peine de seize ans de prison. Lu Van Bay, qui utilisait quatre pseudonymes différents a lui écopé de quatre ans. Le blogueur Panh Thanh Hai et l’écrivain Pham Chi Dung (ancien membre du comité du peuple de Ho-Chi-Minh-Ville, qui a ensuite collaboré avec des sites “non autorisés”, comme Phiatruoc ou Quanlambao) ont été arrêtés de la même manière. Ils signaient également leurs articles de pseudonymes.

La surveillance des acteurs de l’information est constante. Que ça soit la filature ou l’intimidation[22] pour ceux dont l’identité est connue ou les tentatives de hameçonnage[b] et l’espionnage informatique pour les blogueurs choisissant un nom d’emprunt. L’un de ces acteurs de l’information, qui a purgé une peine de prison et souhaite garder l’anonymat, a expliqué à Reporters sans frontières comment il avait été arrêté, alors qu’il écrivait sous pseudonyme. “En prison, ils m’ont montré les articles que j’avais écrit, signés avec un nom d’emprunt, les e-mails que j’avais envoyé à des collègues et même mes conversations téléphoniques”. Son cas n’est pas isolé. Et pour connaître ces informations, la cyber-police utilise toutes les méthodes possibles : attaques Man-in-the-middle pour récupérer les mots de passe, cyber-attaques, espionnage des téléphones mobiles etc. Outre leur identité, la cyber-police tente également d’identifier les réseaux des blogueurs.

Les motifs sont toujours les mêmes : “coopération avec des organisations réactionnaires basées à l’étranger”, “tentative de renversement du régime” ou “propagande contre l’État”. Les accusations de corruption ou de fraude fiscale sont aussi régulièrement avancés à l’encontre de journalistes et de blogueurs. Comme ce fut le cas en 2008 pour le célèbre blogueur Dieu Cay, condamné à dix ans de prison. Cette chasse aux sorcières touche à la fois les blogs “individuels” comme ceux de Nguyen Van Dai, Pham Thanh Nghien, Le Cong Dinh, Dinh Dang Dinh, J.B Nguyen Huu Vinh, Nguoi Buon Gio, Nguyen Quang Lap etc. ou collectifs, comme BachDang, Quanlambao, Bauxite Viet Nam, Dong Chua Cuu The, Nu Vuong Cong Ly. La liste est encore longue et le bilan s’alourdit chaque année. Le 9 janvier 2013, quatorze militants, blogueurs et net-journalistes ont été condamnés à des peines allant de trois à treize ans de prison. Accusés, en vertu des clauses 1 et 2 de l’article 79 du code pénal, de “participation à une tentative de renversement du gouvernement” ou “organisation de renversement du gouvernement”, ils représentent une peine cumulée de 113 ans de prison.

Cette surveillance de tous les instants a un impact sur l’autocensure des acteurs de l’information, dont les familles subissent les pressions du gouvernement. Malgré tout, la toile vietnamienne reste très active. Car le Parti ne peut actuellement pas surveiller la totalité de la Toile, ni empêcher l’éclosion des blogs. Certains blogueurs utilisent des outils de contournement de la surveillance, comme les proxies[c], pour continuer à publier leurs informations. Mais ils sont également encore nombreux à utiliser leur véritable identité, et dénoncer publiquement les activités du Parti. À l’image d’un administrateur de Danlambao : "Personne ne peut nous faire taire ou stopper notre liberté d’expression. C’est notre mission, nous continuerons à n’importe quel prix[23]"

Quelques solutions techniques

Afin de protéger leur anonymat, dans un pays où l’infrastructure réseau ne permet pas d’intercepter les communications chiffrées (pas de DPI), les blogueurs vietnamiens ont tout intérêt à utiliser des moyens de communication chiffrés. Il faut donc préférer l’usage de VPN aux proxies. Si les prox[d]ies permettent de contourner le blocage, ils ne chiffrent pas les communications contrairement aux VPN. Les services de mails jetables sont un bon moyen de conserver son anonymat. L’utilisation de service de mails anonymes et sécurisés tels que riseup.net ou hushmail couplé au système de chiffrement PGP peuvent également être utiles.

Les conversations sur VoIP ou par téléphones sont à éviter. La surveillance au Vietnam est aussi physique. L’un des moyens d’intercepter les conversations VoIP ou téléphonique est l’utilisation de microphone à longue portée déployé aux environs du domicile de supposés activistes. L’utilisation d’un service de messagerie instantané, Google chat, ICQ, IRC, Yahoo, etc. couplé à un logiciel de chiffrement tel que OTR permet de déjouer ce type de surveillance tout en chiffrant ses échanges. OTR ne conserve aucune trace des discussion sur le poste de l’utilisateur.